Amour d'une vie

Amour d'une vie

Amour, amour, de l'Eden...
Sous ton feuillage aux alizées,
À l'ombre du mélancolique eben,
Résonnaient les mots dorés,
De l'eternelle aube sereine.

Amour, amour, de Babylone...
Fleurîssait les fleurs des passions,
Suspendus a toute ma personne,
Fesant naître l'émoi de l'émotion,
Dans la cour aux mélodies aphones...

Amour, amour, de Venise...
Où transcende en moi l'univers,
Se pose en moi la main exquise,
De la muse inspirant mes vers,
De mon amoureuse hantise...

Amour, amour, de Paris...
De la Seine où tu dormais,
Je t'ai aimé à l'infini;
Eau profonde ne dort jamais,
Comme l'amour qui en jaillit...

Amour, amour du Japon...
Voletaient déjà nos baisers,
Quand s'embrasait notre raison.
De la flamme qui m'enlacait,
Jaillît ta sereine vision...


Amour, amour de Grèce...
J'aperçois ta troublante pureté,
À travers la claire sagesse.
Je t'imagine ma vérité,
Où n'existe aucune tristesse.

# Enviado el domingo 28 de junio de 2009 23:24

Lettre à l'inconnu du miroir

Lettre à l'inconnu du miroir


Je pensais d'abord, que la première des pensées était celle qui apparaîssait, spontanément, dans le fond de nous-même. Que ne fût-ce là qu'une étourderie de plus dans le flot de paroles des Hommes. Il y a eût, ce soir-là, comme une musique dont les notes dépassaîent tout les sons que je ne m'était borgné d'écouter. Je vous le dis, à vous, qu'hier ne vous connaissais et que si souvent j'apercevais çi et là dans le regard de mes proches, maintenant je vous ai compris. Je viens de vous voir. Et je me sens. Oui, grâce à vous, je sais qui nous sommes.
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# Enviado el domingo 28 de junio de 2009 11:22

Spleen Sentimental



I


Il la regarde. Il fixe, contemple, admire. Déjà des heures, il attend sans réèlle patience. C'est un matin plongé dans ses rêves. La lumière se lève. Le jour se fait sur le monde. Et il va devoir y retourner. Sans réèlles convictions.

II

Il se lève, et se prépare. Dans sa chambre, son bordel ordonné l'exaspère toujours autant, mais il reste calme et posé, toujours autant. Il essai à un moment de jouer un morceau à la guitare, pour changer. Non, se dit-il, trop tôt. Il passe une main dans ses cheveux et sa journée commence. Les paysages défilent ce matin encore. Il l'attend. Et il arrive enfin. Elle est là. Il l'attendra toujours. Ce petit son de cloche dans son ventre résonne comme un vacarme envahissant. Elle est là. Il l'attendra encore. Elle lui parle, et il l'écoute studieusement. Ce ne sont pas ses mots, mais ses phrases, qui le transporte. Ce qui sort, pur, le transcende. Cette rêverie prend fin à un moment,car il va ici et elle, là. Il part et elle aussi. Elle est partite. Il l'attendra certainement.

III

Il entend un oiseau qui chante, il regarde. Des bruits ponctue ce silence de mort. Il est seul mais elle est là. Pas avec lui, mais elle est là. Pourtant, seul au milieu d'une foule qu'il déteste, il est heureux de la savoir là, proche, toute proche du tintement de son coeur. Mais il sort de sa rêverie. Car elle est partie, sans lui, et il l'attendra encore. Il n'espère plus, il attend, il respire. Il n'espère plus, il respire la vie, celle qui s'en va ça et là, celle qu'il attend et celle qu'il aime. Il dessine, une lettre, puis une autre, et encore, et nomme son désir.
Elle, elle regarde. Elle hésite. Elle attend, elle imagine, elle oublie, elle y repense. Elle fait un pas. Elle chute. Et comme toute première innocence, elle recule. Et elle s'attend, à ce qu'un jour il lui dise, son coeur, il lui dise où il faut marcher. Car déjà elle voit danser autour d'elle, et il sait. Il l'attend. Elle regarde. Dans l'envie d'attendre avec lui, ou non. Elle se tracasse, elle arrive, elle passe. Elle se souvient, quand encore il patientait aux pieds de ses yeux, qu'il prétait la lumière à l'obscurité de la nuit, sur le toit du monde. Elle se souvient, elle Juliette des temps modernes, dans sa tour au lointain, endormie à la bouche du prince qui d'elle toujours se languit. Elle aime. Elle sait. Elle l'aime. Le sait-elle?

IV

Demain commencera une nouvelle vie, la même mais plus proche de la mort. Il est conscient que le temps se fait rapide comme une faux ailée, mais il est assis, mélodieux, au milieu de cette foule qui rit. Il écoute et répond, sans mots et sans sérieux. Voilà qu'il oublie, il oublie tout le sens de la vie. Il oublie sa vie, et oublie de l'oublier elle. Il ne pourrait s'oublier lui-même. Étendue là où elle veux, elle s'installe dans son âme. Son irrévocable envie de liberté s'échappe en soupirs, alors qu'avant encore elle était au creu de sa main. Il ne pourrai attendre plus longuement. Elle ne pourrait exister plus longtemps. Le temps se fait faste danr son sablier de chair.
Il s'arrête.
Et là repart son monde, ce rêve d'en haut, ce rêve d'être ce qu'il est, ce rêve où la réalité est réèlle. Elle, elle, il l'attendai sans l'attendre. Elle arriva sans prévenir. Qui partira devant? Seuls deux coeurs le savent. Seuls, au milieu du temps. Eveillé. Il ment a sa vérité. Et préservé son trésor. Il a cessé d'attendre. Car ''toujours'' n'a pas duré. L'amour n'attend plus le nombre d'années. Il a cessé de patienter. Maintentenant il ouvre les yeux. Elle est encore là. Il sourit, elle sourit. Et là, entre deux feux, se dressent les obastacles. Il faudra regarder en face, ce qu'elle se dit de dos.

# Enviado el jueves 25 de junio de 2009 12:09